L’Ihram marque le début du pèlerinage. Avant même de commencer les rites, le pèlerin se prépare spirituellement en prenant la décision de se mettre en état de sacralisation. Cette phase, qui peut être vue comme un acte d’intention pure, transforme certaines actions autrement permises en interdictions temporaires. Ce moment symbolise l’engagement profond envers Allah, et il doit être fait dans un lieu spécifique avant de pénétrer dans la ville sainte.
Dès son arrivée à La Mecque, le pèlerin effectue le Tawaf al-Qudum, une rotation autour de la Kaaba. Bien que cette pratique ne soit pas obligatoire, elle est vivement recommandée pour ceux qui arrivent de l'extérieur de la ville. Il s’agit ici de manifester son respect et son amour envers la Maison d'Allah en effectuant sept tours dans le sens des aiguilles d’une montre, en s'orientant vers la Kaaba.
Le Sa’i est un rite fondamental du Hajj qui consiste à parcourir sept fois la distance entre les collines de Safa et de Marwa. Ce geste rappelle l’histoire d’Hagar, mère d'Ismaël, qui chercha de l’eau pour son fils dans ce même lieu. Ce rite est effectué après le Tawaf, et sa signification spirituelle repose sur la persévérance et la foi.
Le huitième jour de Dhul-Hijjah, le pèlerin se rend à Mina. Ce moment est connu sous le nom de Jour d'At-Tarwiyah. Les pèlerins prient cinq prières tout au long de la journée, et se préparent pour la grande étape suivante : le stationnement à Arafat. Le départ pour Mina est un moment de purification et de préparation spirituelle avant l’un des moments les plus intenses du Hajj.
L’étape la plus cruciale du pèlerinage est le stationnement à Arafat le neuvième jour de Dhul-Hijjah. Arafat symbolise la clarté spirituelle et la proximité avec Allah. C’est un moment de prière, d’invocation et de repentance, où les pèlerins demandent pardon pour leurs péchés et renouvellent leur foi. Ce moment est le cœur du Hajj, et en l'absence de ce rite, le pèlerinage n'est pas valide.
Après la station à Arafat, les pèlerins se dirigent vers Muzdalifah pour y passer la nuit. C’est ici qu’ils recueillent les pierres nécessaires pour la lapidation des Jamraat. Cette étape représente le rejet des tentations de Satan et est l'une des étapes marquantes de la purification spirituelle.
Le lendemain, les pèlerins se rendent à Mina pour lapider les trois Jamraat, représentant Satan. Cela est fait en lançant sept pierres sur chaque pilier. Ce rite symbolise la résistance du pèlerin contre les forces du mal. Chaque jet est accompagné de la récitation du Takbir : "Allahou Akbar" (Allah est le plus grand).
Le sacrifice est un geste de dévotion, souvent un mouton ou une chèvre, pour commémorer le sacrifice d'Ibrahim. Une fois le sacrifice accompli, le pèlerin se libère partiellement de l’état de sacralisation en coupant une portion de ses cheveux ou en se rasant la tête, ce qui marque symboliquement un retour à la normalité. Ce geste renforce le sentiment de purification et de renouveau.
Après le sacrifice, le pèlerin effectue le Tawaf al-Ifadah, un acte fondamental qui consiste à faire à nouveau sept tours autour de la Kaaba. Ce rite marque l’achèvement de la majorité des rites du Hajj, et il est un moment de purification spirituelle.
Les pèlerins continuent leur parcours en effectuant la lapidation des trois Jamraat pendant les jours de Tashriq. Ce rite, effectué le 11, 12 et 13 Dhul-Hijjah, renforce l’acte de purification et symbolise la fin de la bataille spirituelle contre Satan.
Le dernier rite du Hajj est le Tawaf al-Wadaa, ou le Tawaf de l’adieu. C'est un moment de séparation, où le pèlerin fait ses adieux à la Kaaba avant de quitter La Mecque. Ce dernier Tawaf marque la fin du pèlerinage, mais aussi le début d’une nouvelle étape spirituelle dans la vie du croyant.